Non vraiment, je ne peux me défaire d'Eux*, je ne peux plus.

Non vraiment, je ne peux me défaire d'Eux*, je ne peux plus.
Parce que je réalise qu'il y a cette personne à mes côtés. Celle qui me connait depuis tellement d'années. Elle, elle sait presque tout de moi. Mes peurs. Mes joies. Mes terreurs. Mes coups d'éclats. Ma féminité. Mes angoisses. Mon bonheur. Mes faiblesses tout comme mes forces. Elle m'a vu grandir différemment des autres. Puisque j'ai grandi avec toutes ces musiques, tout cet art qu'elle m'a enseigné. Mes progrets je les lui doit tout comme cette acceptation de mon corps pour monter sur scène. Cela fait deux jours que je lui confit ce que je suis. Oui mes peurs, pourquoi aujourd'hui je suis si réservée. Les larmes aux yeux, je tremble sur cette musique. Elle me regarde, me soutient, et je réalise que cela fait 12 ans qu'elle m'aide à avancer par ces mots et par l'expression corporelle qui n'est autre que la danse.
Parce que hier, il y a cette dame qui va vers elle, et lui demande tout bas en me regardant " Qui est cette fille derrière le bar?" "Une amie". Et elle se retourna vers moi avec le plus eclatant sourire. Merci
ET SAUVE MOI ENCORE
Tu vois moi si on me demandait qu'est ce que tu aimerais pour tes 18 ans. Je crois qu'aujourd'hui je ne répondrais plus je ne veux rien, les cadeaux je n'en veux pas. Peut être qu'aujourd'hui je répondrais, oui j'aimerais ... Et puis je me raviserait. Parce que cela est impossible.

# Posté le mercredi 31 décembre 2008 07:02

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 10:57

" Je viens de connaitre la perte totale de l'espoir et le vide qui s'ensuit: on ne se souvient pas, ça ne fait pas de mémoire. Je crois éprouver un léger regret d'avoir raté de mourir vivante."[La Douleur][Marguerite Duras]

" Je viens de connaitre la perte totale de l'espoir et le vide qui s'ensuit: on ne se souvient pas, ça ne fait pas de mémoire. Je crois éprouver un léger regret d'avoir raté de mourir vivante."[La Douleur][Marguerite Duras]
Il me sauve la vie de sa lumière.

# Posté le jeudi 25 décembre 2008 04:01

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 04:19

JUSTE POUR SON SOURIRE

JUSTE POUR SON SOURIRE
"Dans tes yeux ton désir
Le grand jeu de ton sourire"
[PAVILLON ROUGE/ INDOCHINE]

Je me suis cogné à lui et à son jeu, à cet espoir, à ce bonheur que m'apportait son visage, à son regard qui agitait mon coeur.
NAÏVE


"Je ne me reconnais plus dans les gens, je suis juste un cas désesperant.
Et comme personne ne viendra me réclamer je terminerais comme un objet retrouvé."
[INDOCHINE]

# Posté le mercredi 17 décembre 2008 12:13

Modifié le mercredi 17 décembre 2008 12:43

" Le coeur lui remonta à la bouche. Pris de vertige, il bondit hors de son lit et enfila le corridor en hurlant. Aux toilettes il s'agenouilla devant le bidet jusqu'à vouloir cracher ses tripes. Il s'élança contre le mur, écrasant son visage contre la pierre, les mains en croix. Il tomba lentement à genoux contre le mur, en pleurs, et ses camarades impuissants le laissèrent là; affaisé sur le carrelage des toilettes, accablé de douleur."[Le cercle des poètes disparus][Kleinbaum]

" Le coeur lui remonta à la bouche. Pris de vertige, il bondit hors de son lit et enfila le corridor en hurlant. Aux toilettes il s'agenouilla devant le bidet jusqu'à vouloir cracher ses tripes. Il s'élança contre le mur, écrasant son visage contre la pierre, les mains en croix. Il tomba lentement à genoux contre le mur, en pleurs, et ses camarades impuissants le laissèrent là; affaisé sur le carrelage des toilettes, accablé de douleur."[Le cercle des poètes disparus]
Elle m'a dit " Je n'y crois plus". Ces mots m'ont stoppés net. Ne plus y croire. Cela m'est impossible comme il m'est impossible de croire pour deux. Je ne peux m'y résoudre, parce qu'un jour je veux sentir ses bras autour de moi, voir son visage rayonner à en avoir les larmes aux yeux. Parce que j'ai envie de vivre plus fort avec Elle. Requiem for a dream. Cette musique. Cela m'envoute, me donne le vertige. Me fait tomber, sur ce même carrelage toujours trop blanc. Avec cette même sueur, ce même souffle court. Seul le soir, à virvolter dans ces habits de fille qui dévoile le reste de mon corps. S'essouffler, exprimer toute ces angoisses par la danse, jusqu'a ce que le coeur s'emballe si fort à m'en crever la poitrine. Lui. Je n'aurais pas du une fois de plus. Me rappeler de ce jour perchée dans cet arbre quand je m'étais enfuie de la maison suite à cette douleur qui avait poussé à l'intérieur de mon corps. Détruire. Ma seule issue. S'autodétruire. Mon unique délivrance pour que la souffrance quitte mon corps. Qu'il saigne de tristesse, pour que les plaies se cautérisent d'espoir. Ce même fichu espoir qui me fait me lever le matin. Dans un an, J'aimerais que ces mots résonnent dans ce stade. Que nos voix arrivent jusqu'à Lui. Que j'en pleure, que je te retrouve. J'ai envie de vider ce trop plein d'ennuis. Crever ces abcès. L'idéalisme mène à la deception j'en suis à présent certaine. La connaissance d'autrui est impossible, cela est reellement dommage. Bien qu'il en est de même pour ma part car personne ne sait qui je suis en vrai. Malgrés tout il y a des mots, des instants, des sensations , des personnes qui collent à ma peau et que au grand jamais personne ne pourra s'en emparrer.

# Posté le vendredi 28 novembre 2008 13:26

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 14:10