Elle m'a dit " Je n'y crois plus". Ces mots m'ont stoppés net. Ne plus y croire. Cela m'est impossible comme il m'est impossible de croire pour deux. Je ne peux m'y résoudre, parce qu'un jour je veux sentir ses bras autour de moi, voir son visage rayonner à en avoir les larmes aux yeux. Parce que j'ai envie de vivre plus fort avec Elle. Requiem for a dream. Cette musique. Cela m'envoute, me donne le vertige. Me fait tomber, sur ce même carrelage toujours trop blanc. Avec cette même sueur, ce même souffle court. Seul le soir, à virvolter dans ces habits de fille qui dévoile le reste de mon corps. S'essouffler, exprimer toute ces angoisses par la danse, jusqu'a ce que le coeur s'emballe si fort à m'en crever la poitrine. Lui. Je n'aurais pas du une fois de plus. Me rappeler de ce jour perchée dans cet arbre quand je m'étais enfuie de la maison suite à cette douleur qui avait poussé à l'intérieur de mon corps. Détruire. Ma seule issue. S'autodétruire. Mon unique délivrance pour que la souffrance quitte mon corps. Qu'il saigne de tristesse, pour que les plaies se cautérisent d'espoir. Ce même fichu espoir qui me fait me lever le matin. Dans un an, J'aimerais que ces mots résonnent dans ce stade. Que nos voix arrivent jusqu'à Lui. Que j'en pleure, que je te retrouve. J'ai envie de vider ce trop plein d'ennuis. Crever ces abcès. L'idéalisme mène à la deception j'en suis à présent certaine. La connaissance d'autrui est impossible, cela est reellement dommage. Bien qu'il en est de même pour ma part car personne ne sait qui je suis en vrai. Malgrés tout il y a des mots, des instants, des sensations , des personnes qui collent à ma peau et que au grand jamais personne ne pourra s'en emparrer.