"Il faut assumer la tristesse et respecter les larmes quand il n'y a pas moyen de les combattre."[N.S]

"Il faut assumer la tristesse et respecter les larmes quand il n'y a pas moyen de les combattre."[N.S]
[Le marin de Gibraltar][Marguerite Duras]
Un jour, moi aussi, je serais honnête avec moi -même. Un jour, j'assumerais et je me respecterais. Un jour peut être...

# Posté le samedi 31 janvier 2009 12:13

Modifié le samedi 31 janvier 2009 12:31

"Ils quittèrent tous les trois ce monde en même temps et dans une jouissance incroyable, tous les trois en même temps, en s'aidant mutuellement, en s'aimant"[N.S]

"Ils quittèrent tous les trois ce monde en même temps et dans une jouissance incroyable, tous les trois en même temps, en s'aidant mutuellement, en s'aimant"[N.S]
Le croiser dans la pénombre des escaliers et ne voir que son sourire. Partir. Sortir. Marcher plus loin, plus vite. S'en éloigner. Seule sur les graviers. Blême. Les mains tremblantes, la peau si blanche. Les graviers toujours, l'allée et ces tilleuls. Le réverbère et sa lueur. La gorge nouée. Nausée. S'arrêter contre cet arbre. S'adosser et pleurer. Seule dans le noir. Se pencher en avant, et recracher tous les souvenirs omniprésents. La douleur de ce sourire. De lui. De ce manque, de cet interdit. S'essuier le visage, tremblant de sueur. Reprendre le chemin, enchainer les pas dans le gravier. Continuer. Vers la lueur de l'allée. Ne pas se retourner. Personne. Seule elle assume sa fragilité.
" On ne pouvais pas lui en vouloir. Elle avait aimé démesurément la vie et c'était son espérance infatigable, incurable, qui en avait fait ce qu'elle était devenue, une desespérée de l'espoir même. Cet espoir l'avait usée, détruite, nudifiée à ce point, que son sommeil l'en reposait, même la mort semblait-il, ne pouvait plus la dépasser."
[M.D]
Elle a peur de ne plus la reconnaitre, de ne plus se reconnaitre. De tomber a nouveau. Que tout s'évapore.
Le crâne en sang. Plus rien depuis lundi matin. Plus rien n'est suffisant pour l'aider à remonter la pente. Une semaine que cela dure. Alors bientôt. Ce sera la 4ème possibilité. Puisque cet jouissif. Alors elle s'enferme. Seule dans cette même solitude. Le soir, après s'être forcer à manger. Dans les draps froids à la lueur de la bougie elle lit. L'ombre des mots. Duras. Un barrage contre le Pacifique. Le marin de Gibraltar. Une drogue. Vraie et dure.


"Je crois que j'ai une mauvaise nouvelle pour vous, pour moi aussi d'ailleurs."

# Posté le vendredi 30 janvier 2009 14:58

Modifié le samedi 31 janvier 2009 11:55

J'AI DEMANDE A LA LUNE SI TU VOULAIS ENCORE DE MOI

J'AI DEMANDE A LA LUNE SI TU VOULAIS ENCORE DE MOI
J'ai peur
Au réveil de mes 18 ans...

# Posté le jeudi 22 janvier 2009 07:11

Modifié le jeudi 22 janvier 2009 13:55

" Manger ou ne pas manger, boire ou ne pas boire, cela lui était égal: être ou ne pas être, telle n'était pas sa question"[Métaphysiqe des tubes][A.Nothomb]

" Manger ou ne pas manger, boire ou ne pas boire, cela lui était égal: être ou ne pas être, telle n'était pas sa question"[Métaphysiqe des tubes][A.Nothomb]
Parfois mon passer me rattrape, et je me surprends à réécouter ces morceaux . Mais ce sont mes larmes sur mes joues qui me surprennent le plus. Parce que ces mots sonnent vrais, que l'on aime ou pas. Certains de ces mots me déchirent. Et puis cette mélodie surplombe le reste en ce moment. Une seule envie celle d'hurler. Ma semaine de galère lié au bacs blancs est enfin finie. Mais je redoute la suivante. Comme une peur. Comme si ce sera douloureux. Au moins la semaine prochaine mettra fin à nombre de mes questionnements. A nombre d'espoirs aussi. Mais au moins je serais fixé, et je me consacrerais enfin à l'essentiel. ROSE SONG.
Et puis il a cet espoir de les voir qui ne cesse de vivre en moi, parce que leurs mots me rassurent, me sauvent parfois. Parce que cette année sera synonime de leur rencontre. Voir enfin celle qui partage ces mêmes rêves depuis plus d'un an avec moi, celle qui a pris le temps de m'appeler pour que je puisse L'entendre quand Il était face à Elle. Je me rappelle de sa voix de son émotion. Maintenant j'aimerais simplement la voir.
Et puis Elle, cela est sûre, puisque ce sera avec Elle et cela ne peut être autrement. J'ai tellement hâte de descendre de ce train et de voir son visage sur le quai. Et enfin cette personne qui m'apprendra comment attendre des heures sur le bitume sous la pluie ou la chaleur, sous son parapluie dans tous les cas. Je m'accroche à ces rêves puisqu'il me porte plus loin que tout.
Ce soir y'aura Eux*, enfin, à nouveau.
Vendredi soir. Normalement, si l'envie se confirme ce week end, ce sera avec Eux, puisqu'il m'apporte la vie dans ce lycée depuis bientôt 3 ans. alors l'année prochaine, sans Eux, putain je ne veux même pas y penser. Mais on gardera contact, je ne pourrais vivre autrement. Oui parce que cela est une question plus que vitale, ils sont plus que vitaux à mon bonheur. "Je veux juste que vous soyez avec moi, avec vos sourires, que vous me fassiez rire et que vous m'oubliez pas plus tard'"
Et puis dans un peu plus d'un mois partir à Paris pendant trois jours. Partir. Voir ces morceaux de rêves dans le métro pour ce jour tant attendu. Faire un tour au SDF peut être même, et puis le long des quais, revoir la capitale du haut de Montmartre, rêver. Se souvenir également de cet été 08.
Tous ces mots pour pas grand chose. Parce que je ne crois pas que tout va bien par ici.
"QUAND JE VOUS AI VUE LA PREMIERE FOIS
JE ME SOUVIENS QUE MEME
SI VOUS AVIEZ DISPARU"
J'AURAIS MIS LA MAIN SUR VOUS

[Originalunes 13] [Nicola Sirkis]

# Posté le vendredi 16 janvier 2009 12:05

Modifié le mercredi 21 janvier 2009 11:58

La noirceur et la lumière voisinent.

La noirceur et la lumière voisinent.
Et personne ne comprendra. Déçue, tanpis. Cours. Conduite. Bac blanc. 18 ans. Et si...? Merci Eux* ..
Mais qu'est ce qui me retient?
De tout façon j'en sortirais bien un jour de ce gouffre dans lequel je suis tombée il y a plus de deux ans, n'est ce pas? "Ca passera" comme ils disent si bien. " Pleure une bonne fois pour toute et arrête avec ça, il faut aller de l'avant, tu peux pas continuer avec ça". Alors c'est ça il suffit de pleurer et de se la fermer pour y arriver? je vais bien renaitre de cette douleur un jour et vous sourrire à la gueule comme avant. j'ai envie de tout détruire, arracher tout cela de mes murs, tous ces souvenirs figés. M'en défaire. Putain. Une bonne fois pour toute. Je sais maintenant si bien comment faire pour toucher le fond. Pour tomber aussi bas comme le monde. Celui qu'on doit atteindre pour remonter.
THEREFORE I HIDE MYSELF IN THE BATHROOM AND I SOMETIMES VOMIT ALL MY ANGUISHES
Non t'es pas assez bas là, non t'as pas assez subit, ta gueule c'est pas demain que tu remonteras. Alors c'est ça j'en ai pas encore baver, j'en suis encore trop loin pour pouvoir donner un bon coup de talon qui propulsera hors de tout cela? Loin de ce monde? Et pourtant il y a deux jours Eux*, m'avaient offert une echappatoire pour éviter de sombrer, avec leurs simples mots qu'Ils m'ont écrit, à moi. Et cet espoir indéniable qui m'offre un lendemain.
Ici plus rien ne me retient.

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 14:14

Modifié le mardi 06 janvier 2009 14:03