Tes Yeux Noirs -live- Indochine

Tes Yeux Noirs -live- Indochine
Ne pars pas sans moi...

# Posté le mardi 09 octobre 2007 02:37

Modifié le samedi 17 novembre 2007 05:09

En chemin, je te rejoins

En chemin, je te rejoins
Et 1, 2, 3 Alice est tombée dans un trou noir.

Tous les matins, le même geste, celui de fermer la porte du garage, celui de ranger ses clefs dans son sac et de commencer à s'éloigner de là. De cette maison pour aller là-bas, vers ce lycée. Et c'est la que la musique commence, le volume augmente au fond de son cerveau, tape contre sa boîte crâniene et la pousse à avancer. Elle commence à faire mal dans les jambes, plus précisément dans ces mollets. Elle aimerait alors courir, courir, plus vite, plus loin partir. Ces notes, cette voix, la pousse dans son dos, elle la pousse encore plus fort quand elle passe davant ces eux sans importance. Elle tente de lui faire garder la tête haute. Elle tente. Ces mollets la font souffrir, mais rien n'y fait, elle ne peut pas commencer à courir au milieu de ce chemin qu'elle parcoure depuis dix ans. Depuis dix ans déjà. Au début c'était beau, c'était bien, c'était avec Lui, quelqu'un lui tenait la main. Alors elle n'avait pas peur, elle ne voyait rien autour d'elle, elle ne voyait que lui et n'entendais que lui. Elle se rappelle, ce jour où elle avait eu 7 fois le hoquet, elle l'avait chaque fois qu'elle passait devant les glycines, et lui rigolait. Les années passent, et elle grandit, et là c'est difficile, c'est la que tout se complique au moment de grandir. C'est là qu'on marche seule, c'est la qu'on se perd sur ce chemin tellement connu. C'est là que les autres deviennent effrayants, c'est là que la tête se baisse, c'est la qu'elle commence à suffoquer. Mais maintenant il y a ces paroles qui résonnent en elle, elle se replie et se renferme, en eux, en leur musique. Elle tente d'oublier le reste, les autres. Les autres. Tous ces inconnus, tous ces visages connus aussi. Ceux qui lui font du bien et ceux qui ne lui font rien, mais qui lui font mal. Ceux qui la rendent faible, ceux qui ne la rendent pas. Elle ne veut plus s'engager, elle ne veut plus y croire, elle ne peut plus. Elle a peur, peur d'être déçu. Et pourtant, elle était fière d'elle cette après midi là, ce soir là. Et pourtant. Elle ne veut plus rêver, elle ne veut plus rêver à deux, ou alors avec quelqu'un. Quelqu'un qui la porte dans son coeur, mais qu'il ne la porte pas comme tous les autres. Parce qu'elle ne veut pas être différente aux yeux des autres mais dans leur coeur. Quoi que... Ces mots deviennent insupportables, ceux qu'on vous disait avec tant d'affection, et qu'on entend toujours mais plus pour vous pour quelqu'un d'autre. Quelqu'un d'autre. On grandit on se rapproche, on s'éloigne. Alors y'a des soirs comme cela, où elle aimerait que tous s'arrête là, ou elle aimerait enfin le rejoindre. Elle aimerait tout quitter, mais ce serait choisir la facilité. C'est tellement simple de se servir là ou cela nous arrange n'est ce pas? Alors elle persiste, elle se mord l'intérieur des joues, elle s'enfonce les ongles dans la peau, elle veut des marques, elle veut voir le mal, elle veut sentir la souffrance. Elle veut qu'elle sorte de sa tête et qu'elle se transforme en marque sur son corps. Elle hurle en silence. Elle pleure, elle se vide. Elle s'enferme, elle tourne, tourne, tourne, et tombe enfin de vertige, et elle se fige sur le carrelage froid, elle entend sa voix, elle entend son propre souffle. Sa poitrine essaye de s'arracher de son corps, comme si elle ne s'assumait pas, comme si elle ne faisait pas parti d'elle.Sa voix, leur musique, leur monde, et un silence si fort autour. Elle part plus loin que tout , plus loin que tous, elle part avec eux le rejoindre lui. Elle transpire, des sueurs froides le long de la colonne vertébrale. Le noir des yeux coulant le long de son visage, les mains tremblants sous elle. Elle est si faible, si vide, si absente. Elle crie intérieurement toute ces paroles, elle retrouve les sensations, de ce soir là où enfin elle a pu admiré ceux qui lui apporte tant de choses. Ceux qui l'a comprennent, un peu. Elle est si loin, elle est si bien, pourtant elle n'ai que là sur ce même carrelage encore plus froid. Elle ne se relèvera pas , pas encore. Elle ne se regardera pas, pas dans ce miroir. Plus dans ce miroir. Elle lutte, le volume n'est pas assez fort, il lui faut une dose plus forte. Un peu plus d'extasie juste un peu. Vivre un peu plus fort, pour que toutes ces idées sortent de sa tête. Ne pas abandonner, pas maintenant. Demain peut être. Elle veut au moins les revoirs une fois, un jour, oui parce que c'est son rêve à elle. Si elle continue le soir c'est pour cela. Pour les revoirs, parce que avec eux elle oubliera les autres, elle s'oubliera , et elle vivra, encore un peu. Elle ne peut rien faire, elle ne peut pas empêcher les autres d'être heureux, elle ne veut pas. Mais là il faut comprendre que c'est trop dur. C'est trop dur à admettre, pour le moment, trop long à digérer. Mais sans doute qu'elle dramatise encore et qu'elle se trompe. Comme elle aimerait se tropmper ce soir. Oui elle le sait, si elle l'aime elle doit les laisser partir, si elle l'aime elle doit pardonner, si elle l'aime elle doit être heureuse quand la personne l'est. Tous cela ne sont que des paroles, même si elle devra bien les accepter. Car ne croyer pas qu'elle ne sait pas pardonner. Qu'elle ne sait pas aimer, laisser lui du temps juste un peu de temps. Elle l'a laissé partir, non elle l'a laissé mourir, parce qu'elle l'aimait. Non ce n'est pas cela il lui manque des mots pour parler de cela, elle ne peut pas. Elle ne pourra plus. Elle voudrait le revoir. Et quand elle aura un peu de temps, un peu de courage, elle leur écrira, elle leur envoyera tous ces mots. Mais en attendant , elle attend, elle attend la nouvelle de fin novembre début décembre, elle aussi est prête à tout. Mais avant elle ira là-bas, le temps d'un week-end, elle retrouvera celui qui lui manque ici. Celui qui ne la comprend pas toujours, qui n'aime pas la voir heureuse, et qui lui cache tous ces sentiments. Elle reçoit parfois une nouvelle de lui, " ton frère qui t'aime", ça la fait chialer tout de suite ces quelques mots. Alors elle partira, en train, elle aime ce genre d'expédition, juste le temps de prendre un peu d'air, rien qu'un peu. Elle à hâte de partir, elle espère qu'elle pourra. Partir au dessu des nuages, et se retrouver plus bas, près de la mer, changer de paysage, découvrir. Juste partir. Partir mais pas sans eux, avec leur univers en tête. Ils la bercent du matin au soir, et tout au long de sa nuit, de ses insomnies. Ils sont la cause de son bonheur, et de sa douleur, ils sont les bras tendus vers elle, ceux qui la tirent vers l'espoir, vers ce rêve, vers ce monde dit meilleur. Mais comme d'habitude il n'y a plus de mots pour expliquer ces vibrations au fond d'elle. Elle aime, elle veut le partager avec lui. Son model, l'homme qu'elle aime plus que tout. Elle aimerait tant le contaminé, parce que c'est avec lui qu'elle aimerai partager en partie leur futur concert. Pour qu'il découvre une nouvelle fois des milliards d'étoile dans ces yeux. Elle aimerait que quelqu'un lui chante "Comateen" une fois,elle aimerait que quelqu'un soir fière d'elle . Elle aimerait que quelqu'un l'aime, juste quelqu'un, juste une fois, juste comme ça. Elle aimerait pas plus que ça.
"Le désordre et l'absence"

# Posté le vendredi 05 octobre 2007 12:12

Modifié le samedi 17 novembre 2007 05:08

A l'heure où l'herbe respire
Où le vent souvent se retire
A l'heure où tout se ressent
Comme une blessure
Plus profonde encore

A l'heure où plus rien n'est sûr
Quand la nuit descend
Par une fissure
Ce soir...

La nuit des fées // Indochine

# Posté le samedi 29 septembre 2007 06:21

Modifié le samedi 17 novembre 2007 05:05

*
*
*
On part
Vers notre étoile
Et tu vois comme on s'éloigne

Avant de se retirer...
On oubliera
Ceux qui ne comprennent pas

Tremblant
Dans les nuages
Ne plus jamais se réveiller


♪ Crash me // Indochine


Regarde
Il suffira d'y croire
Alors pars
Des oiseaux dans le ciel

Plus rien ne nous arrivera
Plus rien ne nous empêchera
De nous croire
Nous découvrir

Tu vois
Comme on en est là
Comme on s'avouera
Qui s'aimera...

# Posté le samedi 22 septembre 2007 16:18

Modifié le samedi 17 novembre 2007 05:03

"A nos joies passées
A nos ailes à nos étoiles


A___L_A___V_I_E___C_O_M_M_E___A___L_A___M_O_R_T "

Ladyboy // Indochine

# Posté le samedi 22 septembre 2007 15:54

Modifié le samedi 17 novembre 2007 05:01