★ Quelque chose s'est insinué en moi, quelque chose de particulier, qui me ronge, qui me rogne de l'intérieur, qui me dévore, me bouffe. Quelque chose qui me différencie des autres.
★ A force de ravaler, ravaler, sans jamais rien dire, à force de garder les lèvres verrouillées, j'ai fini par m'automutiler. Une sorte d'anorexie des sentiments.
[Le chemin de fumée] [R.Hausfater-Douieb]
★ Je rêve de noir. Je cherche un trou où m'oublier. Même en dormant j'ai mal. Même en dormant il me manque. Tout le temps.
★ Et les larmes reviennent, pressées, amères, effrayantes. J'ai peur qu'elles m'etouffent, peur de mon chagrin sans fin, de manque sans fond.
★ Je dois tout oublier, si je veux vivre. Est ce que je veux?
★ Certains jours (beaucoup de nuits), cet avant me revient trop fort, et reprend toute sa place. Je glisse. Tant d'absents. Trop de manque. Parfois je ne suis plus qu'un vide béant, toute abandonnée, rien. Parfois je ne suis plus.
★ Car tu continues à vivre dans mon manque de toi. Tu es, en creux, en souvenir, en absence. Tant que tu me manqueras, tu seras.
[Je reviens te chercher] [G.Musso]
★ Jusqu'où faut-il s'enfuir pour guérir une absence? Jusqu'où faut-il s'enfuir pour echapper à sa douleur, à son ombre, à sa vie?
★ Mais c'était plus fort qu'elle. C'était une douleur qu'elle portait au fond de son coeur et dont elle n'était pas sûre de vouloir guérir.
★ Surtout, elle était envahit par la peur. La peur de se retrouver sans protection et sans amour. La peur de ne pas être armée pour affronter une réalité cruelle. La peur d'être en rupture et de ne plus rien maîtriser. La peur et le dégoût de vivre dans un monde sans pitié qui ne faisait que broyer les plus faibles.
[Le cimetières des poupées] [Mazarine Pingeot]
★ La douleur contre l'oubli.
★ En moi il vivra toujours, pour vous il ne vivra jamais, et c'est mon privilège, mon unique privilège, que vous ne m'enlèverez pas.
Alors ce Grand Soir.. sera pour Lui*.
TRISTANA , Mylène Farmer